Laryngites aiguës

Elles s’inscrivent généralement dans un contexte infectieux ORL. En dehors de l’épiglottite, grave mais rare, les formes les plus fréquentes sont les laryngites “ striduleuses ” et les laryngites “ oedémateuses ".

 

  • L’épiglottite ou laryngite supra-glottique est la forme la plus rare mais aussi la plus grave. Elle est d’origine bactérienne. Son début est brutal associant fièvre élevée, bradypnée inspiratoire d'aggravation rapide et dysphagie. Le syndrome positionnel est caractéristique : l’enfant est assis, tête penchée en avant, et refuse de s’allonger sur le dos. Il reste bouche ouverte avec une hypersalivation. Une altération importante de l’état général est quasiment constante. Si la dyspnée réagit mal au traitement antibio-corticoïde, l’enfant doit être transféré d’urgence dans un service de soins intensifs. Il faut proscrire tout examen oropharyngé et le décubitus. L’intubation s’avère le plus souvent nécessaire, le matériel pour une éventuelle trachéotomie devant être disponible à tout moment.

  • La laryngite striduleuse est la moins grave des laryngites et correspond au "faux croup". Il s'agirait d'un spasme glottique lié à un reflux gastro-œsophagien, des phénomènes inflammatoires ou psychologiques. Sa survenue est brutale, volontiers nocturne, et la dyspnée modérée disparaît spontanément en moins d'une heure. S'il existe des critères de gravité, une corticothérapie per os de 3 à 4 jours sera prescrite, ainsi qu'une humidification de la chambre ou une aérosolthérapie.

  • La laryngite œdémateuse est la plus fréquente des laryngites sous-glottiques. D’origine virale dans 90% des cas, son début est souvent nocturne, et marqué par une dyspnée laryngée typique avec tirage et cornage. Le traitement doit être instauré rapidement associant une corticothérapie intraveineuse et des aérosols d'adrénaline. En l’absence d’amélioration rapide, l’enfant devra être hospitalisé pour surveiller sa respiration.