Sara Blanc, manipulatrice radio et musicienne au grand cœur

Manipulatrice en radiologie générale à la Conception depuis cinq ans, Sara Blanc est aussi une jeune chanteuse et guitariste amatrice. Energique et sensible, elle aime donner de sa voix pour transmettre des émotions. Un de ses rêves : pouvoir chanter devant les enfants hospitalisés à La Timone.
 
Elle chantonnait petite mais n’a jamais pris de cours de solfège ou de chant. La musique est une passion tardive qui occupe maintenant une bonne partie de sa vie. C’est à la fin de ses études et après une rupture amoureuse qu’elle se lance à fond dans ce nouveau passe-temps. Comme une thérapie pour se « libérer » et s’exprimer. Aujourd’hui, elle en ressent toujours les bienfaits et souhaite surtout les partager.

« C’est comme une boucle du bonheur, je donne un peu et je reçois beaucoup. », décrit la jeune soignante. 3 cours de guitare, quelques tutoriels vidéo et une oreille attentive lui auront suffi pour apprendre presque en autodidacte.

Elle s’entraîne en parallèle de son activité de manipulatrice en radiologie, loin d’être choisie par hasard. « J’apprécie le côté humain et le suivi des patients. J’arrive à ressentir si une personne ne se sent pas bien, c’est très important », explique-t-elle.

Hypersensible et plutôt introvertie, Sara n’en donne pas vraiment l’impression sur scène. Au point que ses collègues de travail ne la reconnaissent pas. Elle joue principalement dans des bars, des scènes libres ou pour des patients. Toujours pour le plaisir. Mais les débuts n’ont pas été si simples. Premier concert à l’Hôpital Nord et premier trac. « Une collègue radiothérapeute et musicienne, Louna, m’a embarqué là-dedans, j’avais les mollets qui tremblaient », se souvient-elle.

Le plaisir a rapidement pris le dessus et Sara a enchaîné les représentations, à l’extérieur ou à l’AP-HM : au service oncologie de la Timone, à la crèche de la Conception, aux chevets des patients… 
« J’ai joué dans la chambre d’une personne âgée en soins palliatifs. Elle ne m’a pas remercié verbalement mais son corps a parlé pour elle. Elle a fermé les yeux tout au long de la chanson, m’a pris la main. J’ai senti à son attitude que ça lui faisait du bien. » raconte Sara. 

Même émotion ressentie lorsqu’une jeune fille aveugle la remercie après avoir joué un morceau, elle qui n’avait plus parlé depuis des mois suite à la perte de sa vue. Des expériences comme celle-là, la jeune chanteuse souhaite les multiplier, toujours en tant que bénévole pour garder le plaisir du don intact. « Je préfère être à la lumière à l’AP-HM plutôt qu’à The Voice », plaisante Sara qui n’a pas apprécié son expérience de casting à La Nouvelle Star, trop stressant et cadré pour elle.

A l’avenir, la musicienne espère pouvoir rejouer dans les halls d’hôpitaux plus longtemps. Et encore mieux, au chevet des enfants malades.