La Ville de Marseille et l’AP-HM signent la charte « ambassadeur du don d’organes »
La Ville de Marseille et l’AP-HM rejoignent officiellement le programme “ambassadeur du don d’organes”, en cosignant une charte à l’initiative du collectif Greffes+ avec le soutien de l’Agence de la biomédecine.
Cette charte a été signée le 5 février à l’hôtel de Ville par François Crémieux, Directeur général de l’AP-HM, Michèle Rubirola, 1ère adjointe au Maire, Cédric Emile du collectif Greffe+ et Benoit Averland de l’Agence de biomédecine en présence de nombreuses associations. Cet engagement Ville/CHU représente une étape supplémentaire dans la démarche de sensibilisation et d’information de la population sur le sujet crucial du don d’organe, démarche également engagée par l’ensemble des collectivités territoriales et l’Ars Paca.
La greffe, une affaire de spécialistes
L’activité de transplantation d’organes est une activité exclusivement universitaire qui ne peut être réalisée qu’en CHU. A l’AP-HM, les équipes prennent en charge les transplantations des patients de tout âge de la Région et des zones avoisinantes et de tout type d’organes – y compris les transplantations combinées - et leur proposent un accès aux innovations thérapeutiques.
Tous les types de prélèvement d’organes et de tissus sont réalisés : chez des donneurs en mort cérébrale, chez des donneurs décédés après un arrêt circulatoire inopiné (M2 depuis 2014) ou programmé à la suite d’un arrêt des thérapeutiques (M3 depuis 2017 chez les adultes et 2025 chez les enfants). Elles pratiquent également des greffes rénales à partir de donneurs vivants. Les équipes réalisent environ 300 greffes chaque année.
Cette activité transversale repose sur une collaboration médicale interdisciplinaire avant, pendant et après l’opération avec le concours des laboratoires et de l’imagerie. La coordination hospitalière de prélèvement d’organes et de tissus composée de 2 médecins et 7 soignants a pour rôle essentiel d’organiser les activités de prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffes. Dans le cadre de ses missions, elle s’entretient avec les familles, les informe sur la législation (lois relatives à la Bioéthique) et concourt au recueil du témoignage des proches quant à l'opposition éventuelle du défunt à un don d’organes et/ou de tissus.
Il s’agit d’une véritable course contre la montre pour sauver des vies !
Don d’organe : en parler c’est déjà agir !
Entre 700 et 800 personnes tous organes confondus, adultes et enfants, sont en attente d’une greffe à Marseille. Nous sommes tous présumés donneurs, mais la loi impose aux équipes médicales de consulter les proches pour recueillir une éventuelle opposition du défunt. En parler de son vivant, c’est les soulager lors de cet entretien. En effet, il est crucial que chacun prenne position et prenne conscience que ce geste de solidarité peut sauver des vies.
A Marseille le taux d’opposition au don d’organe est supérieur à la moyenne nationale qui est de 37 %. Les marseillais ne sont pas moins généreux, ils sont moins informés : entre 2024 et 2026, grâce à une mobilisation des équipes de l’AP-HM en lien avec MProvence le taux de refus est passé de 61% à 45% … Les équipes ont organisé des conférences grand public, des conférences auprès des étudiants en médecine, des actions à l’occasion de matchs sportifs notamment au stade vélodrome, au SMUC, des interventions dans les lycées (une vingtaine).
Ces actions d’information doivent être poursuivies et amplifiées : signer cette charte permet d’afficher une volonté commune d’aller encore plus loin pour sensibiliser à la cause du don d’organe en lien avec les associations de patients et l’agence de la Biomédecine
Cliquez sur une image pour l'agrandir




