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L’intelligence artificielle au service de la biologie médicale

Publié le :
07/07/2026 à 10:06

L’intelligence artificielle au service de la biologie médicale

Alors que près de 20 ,% des dépenses de santé restent liées à des soins inadaptés [1], l’amélioration de la pertinence des prescriptions s’impose comme un enjeu majeur pour le système de santé. L’AP-HM, les Hospices Civils de Lyon (HCL), le CHU de Limoges et Kiro, start-up française d’intelligence artificielle en santé (French Tech ,2030), ont officiellement lancé le projet OPTIMABIO le 6 ,juillet. Avec un budget de plus de 17 ,millions d’euros et soutenu par France ,2030 géré pour le compte de l’État par Bpifrance, le projet vise à intégrer une nouvelle génération d’intelligence artificielle directement dans les outils hospitaliers afin d’aider les cliniciens à prescrire les examens de biologie les plus pertinents, au bon moment.

Mieux prescrire grâce à l’IA pour améliorer la qualité des soins

Face à la complexité croissante des situations cliniques et à la multiplication des informations disponibles, mieux prescrire devient un enjeu stratégique pour les médecins. Le projet OPTIMABIO propose une solution à ce défi ,: analyser les résultats de biologie en temps réel afin d’identifier les examens les plus pertinents, tout en limitant les actes inutiles. Il s’appuie sur la technologie développée par Kiro et vise à accompagner les professionnels de santé dans leurs pratiques de prescription, en intégrant les recommandations directement dans les logiciels hospitaliers.

Cette intelligence artificielle permettra de croiser les informations cliniques avec les recommandations de bonnes pratiques et les référentiels officiels pour fournir aux cliniciens une information lisible, structurée et contextualisée. L’outil pourra, par exemple, signaler un examen déjà réalisé ou suggérer un test plus adapté à la situation du patient. Conçu comme un appui au clinicien, il ne se substitue pas au jugement clinique du professionnel de santé. Pour les patients, cette approche vise à éviter des examens inutiles, favoriser un diagnostic plus rapide et améliorer la fluidité du parcours de soins. À l’échelle du système hospitalier, l’amélioration de la pertinence des prescriptions pourrait représenter plusieurs millions d’euros d’économies par an pour l’hôpital public.

Cette initiative illustre l’engagement des équipes hospitalières dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour une médecine plus efficiente et alignée avec les priorités de santé publique, en combinant l’expertise médicale des CHU partenaires et l’expérience de Kiro dans les solutions digitales et l’intelligence artificielle.

« Le projet OPTIMABIO, mené en partenariat avec Kiro, démontre tout le potentiel de l’intelligence artificielle au service d’une médecine plus pertinente et plus efficiente. L’alliance entre l’AP-HM, les Hospices Civils de Lyon, le CHU de Limoges et Kiro illustre la capacité des acteurs de santé à innover ensemble pour améliorer concrètement la qualité des soins et le parcours des patients », souligne François Crémieux, Directeur général de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille.

« OPTIMABIO marque une étape clé dans l’usage de l’intelligence artificielle en santé. Notre objectif est simple ,: aider les cliniciens à prescrire le bon examen, au bon moment, pour chaque patient. Les premiers travaux menés avec nos partenaires hospitaliers montrent que cette approche permet déjà d’accompagner concrètement l’évolution des pratiques et d’améliorer durablement la pertinence des soins à l’hôpital », ajoute Alexandre Guenoun, Président de Kiro.

Conçues pour un déploiement à grande échelle, les fonctionnalités d’OPTIMABIO ont vocation à être facilement étendues à d’autres établissements de santé. Validé par le Premier ministre en décembre 2024, le projet repose sur un partenariat public-privé d’envergure qui s’inscrit parmi les initiatives majeures du programme iDémo de France ,2030.

Un partenariat public-privé au service de la santé de demain

Dans un système de santé profondément transformé depuis la crise sanitaire, mieux prescrire constitue un levier essentiel pour concilier la qualité des soins et l’efficience du système. La biologie médicale occupe une place centrale dans le parcours de soins des patients et contribue à près de 70 ,% des diagnostics. Pourtant, sans outils appropriés, certaines prescriptions demeurent inadaptées.

« Le CHU de Limoges est fier d’être un acteur majeur du projet OPTIMABIO, qui concrétise une vision portée de longue date par les professeurs Frédéric Favreau et Franck Saint-Marcoux, biologistes de l’établissement. En intégrant l’IA au service de nos organisations hospitalières, ce projet ambitionne d’améliorer la pertinence des prescriptions, de réduire les actes inutiles et de renforcer la qualité des soins. Aujourd’hui comme hier, permettre aux usagers du Limousin de bénéficier de prises en charge aux meilleurs standards est au cœur de l’ADN du CHU de Limoges », précise Pascale Mocaër, Directrice générale du CHU de Limoges.

Porté par trois grands CHU français et Kiro, OPTIMABIO incarne l’engagement conjoint des acteurs pour faire émerger des solutions d’intelligence artificielle concrètes, validées médicalement et intégrées aux pratiques de soins. Il renforce également le lien entre médecine de ville et hôpital pour bâtir une santé plus moderne, plus juste et plus durable.

Par son approche collaborative, le projet OPTIMABIO constitue un véritable laboratoire d’innovation pour d’autres territoires et filières, positionnant les hôpitaux partenaires comme des acteurs clés de l’expérimentation et du déploiement de nouvelles solutions au plus près du terrain, et comme des moteurs de l’intégration de l’intelligence artificielle au service de la santé et du parcours de soins.

« La confiance sera la condition de réussite de l’intelligence artificielle en santé. Elle repose sur une exigence scientifique, une validation clinique et une intégration au plus près des pratiques des professionnels. C’est précisément ce que porte OPTIMABIO. En s’appuyant sur l’expertise de son pôle de biologie et d’anatomie pathologique, les Hospices Civils de Lyon contribuent à développer une intelligence artificielle fiable, explicable et utile à la décision médicale », commente Raymond Le Moign, Directeur général des Hospices Civils de Lyon

[1] OECD « Tackling wasteful spending on health » Paris, 2017

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