Secrétariat
Échographies Cardiaques
Cardio-oncologie : consultations (Dr Jennifer CAUTELA)
Hospitalisation
Responsable d'Unité
Pr Franck THUNY
Le service de cardiologie de l’Hôpital
Nord dispose d’une unité de cardiologie spécialisée dans l’Insuffisance cardiaque et Valvulopathies (UNIV).
Dirigée par le Pr Franck THUNY elle dispose d’une équipe médicale et paramédicale dédiée, d’une unité d’hospitalisation
ainsi que d’un laboratoire d’échocardiographie doté d’équipements de dernière génération.
L’unité propose des explorations écho-cardiographiques de haut niveau,
adossées à une expertise dans la prise en charge des patients atteints d’insuffisance cardiaque et de maladies valvulaires,
deux grands groupes d’affections cardiovasculaires fréquentes et potentiellement graves. Cette unité propose également
une prise en charge des patients présentant des complications cardio-vasculaires liées aux traitements des cancers.
L’imagerie cardiaque : au cœur des explorations
« L’imagerie cardiaque joue un rôle primordial dans l’évaluation et le
choix du meilleur traitement de l’insuffisance cardiaque, des valvulopathies et des pathologies cardiovasculaires en
général. l’unité bénéficie d’un laboratoire d’Échographie cardiaque performant équipé des moyens d’évaluation les plus
modernes (échographie tridimensionnelle, échographie de stress, échographie trans-œsophagienne). L’unité est par ailleurs en
lien avec les Services de Radiologie et de Médecine Nucléaire de l’Hôpital Nord, elle dispose ainsi de techniques
complémentaires d’imagerie comme l’IRM, le scanner cardiaque ou l’imagerie par émission de positons.
Sa situation intégrée au sein du Service de Cardiologie lui permet de proposer
également des explorations angiohémodynamiques cardiaques ou électrophysiologiques et, en cas de nécessité, une
hospitalisation aux soins intensifs. Enfin, l’UNIV est en étroite relation avec le Service de Chirurgie Cardiaque de
l'Hôpital de la Timone où sont adressés les patients dont les explorations ont révélé la nécessité d’une intervention
chirurgicale.
L’insuffisance cardiaque et les valvulopathies : deux pathologies
fréquentes
L’insuffisance cardiaque est la complication
ultime de toutes les maladies touchant le cœur comme l’infarctus du myocarde, l’hypertension artérielle, les valvulopathies,
les cardiomyopathies ou les troubles du rythme. Elle intéresse au moins 30 000 personnes en France et sa prévalence augmente
avec l’âge, atteignant 5% de la population entre 75 et 80 ans. Ainsi, elle constitue un problème majeur de santé publique,
responsable chaque année de près de 160 000 hospitalisations en urgence et de plus de 20 000 décès. Le traitement de cette
maladie repose sur des médicaments spécifiques et parfois sur la nécessité d’une intervention percutanée, d’une intervention
chirurgicale voire d’une transplantation cardiaque.
Les valvulopathies, ou maladies valvulaires cardiaques,
désignent les dysfonctionnements des valves cardiaques. Elles concernent 3 à 4% de la population générale et, comme
l’insuffisance cardiaque, leur prévalence croît avec l’âge (15% des plus de 75 ans). Les causes sont multiples comme la
dégénérescence normale ou accélérée des tissus, les malformations congénitales, les infections, ou les effets secondaires de
certains médicaments. Lorsqu’elles sont très sévères, elles peuvent nécessiter une réparation ou un remplacement de la valve
malade au cours d’une chirurgie cardiaque. Néanmoins, si celle-ci n’est pas possible, un remplacement valvulaire percutané
sans chirurgie peut être proposé dans des cas bien précis.
Au cours des quatre dernières décennies, la prévalence de cancers a augmenté,
conséquence de ces progrès thérapeutiques et du vieillissement de la population générale. En parallèle émerge donc un autre
type de risque sur la santé des patients atteints de cancer ou ayant survécu à cette maladie, il s’agit des affections
cardiovasculaires liées à ses traitements (chimiothérapies conventionnelles, thérapies ciblées, radiothérapie ou
hormonothérapie). L’utilisation de ces thérapeutiques puissantes ont permis certes, une amélioration significative du
pronostic des cancers, mais exposent également les patients aux effets indésirables cardiovasculaires de ces traitements,
qui peuvent participer à l’altération de la qualité de vie et surtout à une réduction de leur effet bénéfique global sur la
survie. Le Docteur Jennifer CAUTELA et le Professeur Franck THUNY ont créé, au sein de l’UNIV, un centre de recours régional
et de recherche de Cardio-oncologie spécialisé dans ces toxicités. Il s’agit d’un secteur innovant dans le domaine de la
cardiologie.